lundi 10 avril 2017

Qu'est-ce qui cloche avec les ados ?

Depuis septembre 2016 je m'essaie au dur métier d'enseignante.

12h par semaine, je me retrouve devant des grands ados, entre 16 et 19 ans.

Mes matières : économie, droit, management.

Ok on fait plus glamour...

Mais, avec le zèle d'une jeune prof (dans le métier je veux dire) d'un côté, mon diplôme en psycho de l'autre, je me sentais armée pour IN-TE-RES-SER les élèves !

Ta blague !!

Je me suis écrasée sur le mur de leur inertie, de leur bavardage, de leur démotivation...

Car :
- oui ils ont le bac à la fin de l'année,
- oui mon expérience de professionnelle de la com et mon expérience en entreprise me permet d'émailler mon cours d'anecdotes réelles,
- oui j'ai fait des efforts pour varier les supports, les méthodes,
- oui j'ai déployé des trésors de patience, d'humour,
- oui j'essaie...

MAIS...
Ils sont désabusés par notre société,
Ils sont dégoutés de l'école (certains ont redoublé deux ou trois fois),
Ils n'ont pas de plaisir à venir au lycée, à apprendre, à découvrir,
Ils sont individualistes en diable, centrés sur leur  personne,
SURTOUT
Ils n'ont PAS envie...

Ni de bosser, ni de faire marcher leur cerveau, ni de faire des efforts !
Ils veulent UNE CHOSE..
GAGNER des sous, beaucoup, plein... pour avoir le dernier Apple, le dernier costard à la mode, la plus grosse bagnole (j'exagère à peine...)
versus ils veulent ... Être CHEF d'entreprise ou DIRIGEANT...

Quand on leur dit qu'il faut gravir les échelons dans l'entreprise, que cela demande du travail, de l'assiduité, des efforts... Ils ne le croient pas !
Quand on leur dit que souvent les salaires sont faibles au début, même pour les jeunes très diplômés, ils rigolent !!
Pour beaucoup, les parents ont des moyens, alors, ils croient en leur bonne étoile ou leur bonne fortune.

Pour certains effectivement, ils réussiront malgré ce manque d'appétit d'apprendre ! Ils trouveront stages et jobs dans les entreprises des parents ou des amis des parents... Mais pour d'autres...
Ils vivront la désillusion ? 

Je ne peux m'empêcher de penser à ma propre adolescence, mon envie de changer le monde, de réussir, d'entreprendre aussi, de prôner l'écologie, de militer !

D'un coté, ils sont tellement différents, leurs rêves sont tellement "perso" et si peu "collectifs".

De l'autre, comme eux je pensais que ce serait facile : j'étais bonne élève, j'étais dynamique, intelligente... Je n'avais pas compris que cela ne suffirait pas en entreprise !
Qu'il faut d'autres atouts : le faire savoir et le culot ! Que les promotions il faut les demander, qu'il faut se vendre... J'ai pris le plafond de verre en pleine tête.

Alors parfois je me dis : "qu'est-ce qui cloche avec ces ados ?"
Comment sont ils devenus des êtres sans idéaux, sans grand soir, sans révolte, sans passion ?
Où sont passées l'exaltation ? L'envie de bousculer le monde ?

 Et d'autres fois je pense qu'ils n'ont peut être pas tort d'être "perso" !

Que je me suis perdue dans le militantisme, que j'ai dispersé mes forces dans la politique, l'associatif, le bénévolat... plutôt que de me concentrer sur ma "carrière".

Au final, c'est peut être moi qui cloche...
Encore aujourd'hui... en voulant faire ce nouveau métier avec passion, pour changer, une fois de plus l'école, les choses, le MONDE...





vendredi 31 mars 2017

Il y a eu ce jour... de joie

Il y a eu ce jour où j'ai eu la sensation que j'avais enfin fait mon deuil de ce fœtus perdu, après 3 mois de grossesse.

Il y a eu ce jour où un spécialiste nous a dit que notre seul espoir de devenir parents c'était un don d'ovocytes. Ce même jour il nous a dit qu'en France c'était compliqué et qu'il fallait aller en Espagne ou en République Tchèque.

Il y a eu tous ces jours où nous avons réfléchi, évalué, pesé le pour et le contre.

Il y a eu ce jour où une amie, très maladroitement plutôt que méchamment, m'a dit que l'homme avait le droit de me quitter lui, puisque je ne pouvais plus avoir d'enfant.

Il y a eu ce jour où nous avons décidé que nous n'irions pas, que nous avions déjà un petit garçon, qu'il était en pleine forme et que nous devions profiter à fond.

Il y a eu ce jour où je n'ai plus noté la date du 1er jour de mon cycle sur le calendrier.

Et puis, il y a eu ce jour où l'homme m'a dit que ça faisait longtemps que je n'avais pas eu mes règles (lui n'avait peut être pas complètement renoncé).

Il y a eu ce jour où j'ai fait un test... positif !

Il y a eu ce jour où j'ai repris rendez-vous avec la gynéco qui avait suivi notre FIV, et que j'ai avoué, penaude, que je n'avais pas idée de la date de mes dernières règles.

Il y a eu tous ces jours où j'ai repris des hormones, de la cortisone, de l'aspirine bébé, de l'homéopathie, des piqûres d'anti coagulant...

Il y a eu ce jour où le Petit Prince m'a dit "mais t'as pas de bébé dans ton ventre ?" Et où je lui ai répondu "ben si justement!" Sa tête, sa joie, et toutes ses attentions envers moi depuis...

Il y a eu ce jour de la 1ère échographie, où le petit cœur battait et où tout semblait normal.

Il y a eu ce jour la 2eme échographie, où le petit cœur battait toujours et l'embryon ressemblait à un tout petit humain. C'est ce jour là que j'ai vu pour la première fois les yeux de l'homme se remplir d'eau.

Il y a eu ce jour tant redouté de l'écho du 3ème mois ou premier trimestre, ce jour où la médecin nous a dit que tout allait bien !

Il y a eu ce jour où nous avons aperçu ses jambes obstinément croisées, ses bras mis illico sur sa tête, parce que nous l'avions réveillé pendant sa sieste ce fœtus ! Déjà du caractère ?

Il y a eu ce jour de joie pure : la joie pour nous, autour de nous, de nos familles, de nos collègues, de nos amis.

Il y a encore plein de jours à attendre, rien n'est gagné encore, j'ai toujours des piqûres, un suivi proche et je sais que tant qu'il ne sera pas là, blotti au creux de mes bras, je ne serai pas pleinement joyeuse... mais quand même... je dis merci à la vie.

dimanche 19 février 2017

Le Parmentier au choux-fleur


Vous aussi vous galérez pour que les enfants (et les adultes) mangent des légumes ?

Voici une recette qui permet de faire manger... du choux fleur (ça marche aussi avec les courgettes et les endives...).

LE GRATIN !! Sous sa croute dorée à l’Emmental (ou au Comté), piégé par le gout de purée (merci Mr Parmentier d'avoir ramené un jour la pomme de terre) et de la viande hachée... l'enfant (et l'adulte) n'y voit que du feu...

Pour 4 personnes :
600 à 800 gr de pomme de terre
400 gr de choux fleur (on peut aller à 600)
20 gr de beurre
10 cl de crème (optionnel)
3 steacks hachés
100 gr d'emmental ou de Comté ou de raclette (faut pas lésiner sur la croute)

Les purées
Cuire les pommes de terre épluchées dans un grand volume d'eau (on peut ajouter 2 clous de girofle,  une feuille de laurier et deux gousses d'ail pour parfumer). Quand elles sont cuites, les égoutter, garder un tout petit peu d'eau de cuisson. Passer au presse légumes (moulin) ou écraser avec un presse purée manuel. Pas de mixer électrique ni de blender... sinon c'est de la "colle"

Pendant ce temps là, s'occuper du choux-fleur. Séparer les bouquets, les laver, le mettre dans de l'eau froide, la porter à ébullition. Quand ça bout, égoutter le choux fleur, le remettre à cuire dans l'eau froide. Le fait de blanchir le choux fleur avant de le suire permet d'enlèver le gout un peu fort et de le rendre digeste.
Quand le choux fleur est cuit, l'égoutter et l'écraser au presse légumes (moulin) ou avec un presse purée manuel.

Réunissez les deux purées en les mélangeant avec un noix de beurre et un peu de crème liquide (la crème donne de la saveur, mais si vous surveillez votre ligne, n'est pas indispensable).
Salez et poivrez à votre convenance.

La viande :
Cuire la viande dans une poêle antiadhésive, la faire revenir en écrasant les steaks. On peut ajouter un oignon finement émincé et une gousse d'ail (je le fais seulement quand le Petit prince n'est pas là, il déteste le gout de l'oignon).
Personnellement je ne sale pas la viande. 

Monter le gratin :
Là il y a deux écoles : les couches ou le mélange.
Si vous choisissez les couches, disposez votre viande au fond de votre plat (vous pouvez le beurrer ou le huiler, mais ce n'est pas indispensable).
Répartissez ensuite la purée choux fleur/pomme de terre dessus.
Garnissez de fromage râpé ou de morceaux de raclette.

Si vous choisissez le mélange, ajouter la viande à vos purées réunies, brassez le tous à la cuillère en bois.
Tassez le mélange dans votre plat.
Garnissez de fromage râpé ou de morceaux de raclette.

Au four, th 6, pour 20 minutes.
Sortez quand le fromage a pris une teinte dorée et que votre cuisine embaume le fromage...

A servir chaud, avec une salade verte !!

L'âge de raison... où sont passés nos rêves d'enfant

Connaissez-vous ce film de Yann Samuell ?

Dans le rôle titre, Sophie Marceau, en executive woman, qui fête ses 40 ans allègrement, en bossant.

Et paf, tout à coup un grain de sable vient bloquer la machine : des lettres d'elle-même, qu'elle s'est adressée alors qu'elle n'avait que 7 ans.

Je l'avais vu à sa sortie en 2010. Hier à la faveur des soldes, je l'ai acheté en DVD.

Et bien la seconde vue confirme la bonne impression que j'avais eu la première fois. Cette femme décidée, qui a tourné le dos à un passé pauvre pour devenir une citadine riche et snob, une cadre sup ambitieuse, s'effondre quand son passé ressurgit.
S'effondre, prend la mesure de l'écart entre ses rêves d'enfant et sa vie actuelle.
Le tout est servi par de bons acteurs, Michel Duchaussoy campe un vieux notaire de province très crédible. L'excellent Jonathan Zaccaï nous régale en ami d'enfance qui lui a réalisé le rêve de son enfance, enfin le compagnon de Margaret/Marguerite est servi avec brio par Marton Csokas.

Je trouve vraiment très chouette cette idée de lettres adressées à soi-même. Comment on se rêvait adulte quant on est enfant, comment on change, ou parfois non...

Cela me plait d'autant plus que moi ado, je me rêvais en executive woman. Je me voyais mère, femme d'affaires...
A 7 ans, je voulais être pâtissière ! Ma mère étant instit, je ne rêvais pas de ce métier, je me voyais à faire des gâteaux magnifiques qui seraient brillants dans la vitrine. Tout cela parce que la méthode avec laquelle ma mère apprenait à lire à ses élèves c'était Daniel et Valérie.

Quand j'allais en classe avec ma mère, à 4 ans (oui à l'époque c'était possible... quand elle n'avait pas de nounou, hop elle m'embarquait dans sa classe), j'écoutais les élèves lire les uns après les autres ces textes. Et mon préféré était celui qui décrivait les gâteaux dans la vitrine ! (je l'ai retrouvé... merci Internet et le blog : Bienvenue chez Sab)

Et bien aujourd'hui... rien de tout cela !

Community manager en reconversion vers l'enseignement. Le seul lien avec la pâtisserie, c'est ma passion pour les gâteaux et la déco de gâteau.

Finalement, je crois que je n'ai pas trop trahi la petite fille.

Aujourd'hui je rêve de l'inverse, je rêve d'envoyer un message à la petite fille que j'étais.
Pour lui dire qu'elle peut être fière d'elle, qu'elle doit avoir confiance en la vie, qu'elle n'a pas besoin d'avoir peur, ni de tout porter. Qu'elle n'est responsable ni du bonheur de ses parents, ni du malheur qui touche ses copines. Qu'elle a juste à rester à sa place d'enfant, qu'elle n'a pas besoin d'être aussi sérieuse, ni aussi grave. Que la légèreté c'est bien, qu'il faut qu'elle apprenne à en mettre dans sa vie, qu'elle doit profiter de chaque minute pleinement...

Et vous ? Où sont passés vos rêves d'enfants ?


samedi 18 février 2017

Pâte à crèpes sans gluten

Bon je vous le dis tout net, ici, on passe régulièrement en régime sans gluten.
Ma sœur ainée ayant déclenché une maladie coeliaque et moi même étant assez sensible, je fais des périodes gluten free.
Ce qui me permet de faire un écart de temps en temps (la pizza, mon amour...).

Je cherche donc régulièrement des alternatives pour mes recettes traditionnelles. Et le problème de base, c'est que les farines sans gluten ont des textures différentes et donc des rendus différents.

Sur ces farines alternatives, il y a plein d'info sur ce site : www.valpiform.com

Pour ma pâte à crêpes, j'utilise donc un mélange farines de sarrazin, riz, châtaigne et fécule de maïs.
Il faut le dire, ces farines sont plus chers que le blé tradi ! Donc les mélanger permet non seulement d'obtenir la texture que l'on souhaite, mais aussi de faire des économies (le sarrazin et la fécule sont moins onéreuses, même bio).

PS : j'ai renoncé au millet dans la pâtisserie, qui a un gout prononcé que je n'aime pas.
PS : pour ceux qui aime le goût de la châtaigne, vous pouvez n'utiliser que cette farine pour les crêpes. Moi je crains, trop doux, d'où le mélange avec le riz, bien plus neutre.



Tout est dans la proportion...
Pour 1/4 l de lait et 3 oeufs,
j'utilise 1 mesure de sarrazin (cuillère mesure d'Ikea de 100 ml)
2 mesures de farine riz-châtaigne
2 mesures de fécule de maïs (ou de pomme de terre ... Mr Parmentier merci)

Je verse mes farines dans mon saladier, je les mélange bien entre elles.
Je fais un puits, j'ajoute les 3 oeufs et un peu de lait et je bats au fouet.
J'ajoute le lait et le finis avec 100 ml d'eau (en fonction de la viscosité de la pâte).
Pour la touche gourmande, je rajoute 20 gr de beurre fondu.
Vous pouvez ajouter le parfum qui vous tente : grand marnier, fleur d'oranger, extrait de vanille, rhum...

Ensuite je graisse ma crépîère et je fais cuire mes crêpes. Le temps de cuisson est un peu plus long qu'une crêpe à base de blé, c'est simple, il suffit de retourner la crêpe quand le bord se soulève.

La texture est un peu plus rapeuse à cause du sarrazin, mais celui-ci ajoute la viscosité pour que la pâte se tienne. 

mardi 14 février 2017

Les moelleux au chocolat sans gluten


Pour 12 petits moelleux

100 gr de chocolat
50 gr de beurre (on peut monter à 80 gr)
40 gr de farine de châtaigne (ou du mélange riz-châtaigne)
50 gr de sucre (la recette initiale en mettait 75 gr, mais la farine de châtaigne étant douce, c'est trop)
3 oeufs

Battre les oeufs et le sucre.
Faire fondre le chocolat avec le beurre.
Quand le mélange est bien lisse, ajouter la farine en pluie. Mélanger le tout.

Garnir vos moules à muffins de caissettes en papier 
Répartissez une cuillère à soupe de pâte dans chaque caissette. Pas plus, les gâteaux gonflent en cuisant.
Mettre au four pré-chauffé à 150°C (Th 5), cuire environ 10 minutes (il faut surveiller, quand la surface est craquelée et que ça sent bon... c'est cuit).

Démoulez et laissez refroidir sur une grille.
Peut se manger tiède avec un peu de chantilly ou froid.
 

vendredi 10 février 2017

Parlez moi d’amour #10 du mois

"Parlez moi d'amour"... c'est le thème de ce #10du mois donné par Egalimère.
Un grand merci à elle :-)

Bien bien bien...

En février, parler d'amour, c'est effectivement un incontournable.
Dans ma vie personnelle, ce n'est pas à cause de la St Valentin, mais parce que ayant été en colonie de ski dans mon enfance et le début de mon adolescence, c'est à cette période que j'ai vécu mes premiers émois amoureux.

Les joies de la colo...
Le voyage en bus propice au rapprochement, la vie en collectivité, la découverte des garçons (ben oui dans une fratrie de 3 filles, avec majoritairement des cousines autour, le garçon se faisait rare) et de leurs mœurs spécifiques...

Bref, février pour moi rime avec premiers émois, se tenir la main et avoir l'impression de vivre une grande aventure, danser des slows sans oser se toucher, embrasser un garçon planqués entre les fils où séchaient les anoraks et combi de ski mouillées, skier et avoir l'impression que mon cœur va éclater de joie, attendre avec impatience la boom de fin de colo, danser encore, embrasser encore, et puis se séparer pour de longs mois, s'écrire des mots doux, des mots tendres, des mots d'amour...

Février c'était aussi l'époque des bals masqués au Collège... La joie de reconnaitre les copains dissimulés sous des déguisements, de se chercher, de rire, d'aimer à l'abri de son personnage...
Qu'est ce que c'était chouette cette période de l'année !!

Autant d'images qui m'amènent un sourire.

Et puis cela ne s'est jamais démenti, les hommes qui ont compté dans ma vie, je les ai PRESQUE tous rencontré à cette période de l'année. Jusqu'à mon chéri actuel, notre "anniversaire d'amour", c'est au 14 février que nous l'avons fixé (la date réelle étant un peu flou... mais dans cette zone là).

Alors oui, dans ma vie, l'Amour rime avec février !


Et vous ?